Les maladies infectieuses émergentes
Des mesures de surveillance et de prévention renforcées
La prévention et la lutte contre les maladies infectieuses émergentes représentent un enjeu majeur de santé publique, en particulier en France et en Europe, en raison de leur capacité à se propager rapidement et de leurs impacts potentiellement graves sur les individus, les systèmes de santé et l’économie.
Ex : Covid-19, émergence en France de maladies vectorielles telles que le Chikungunya et Zika, grippe aviaire

4e cause de mortalité actuelle dans le monde
+ 5 millions de morts du Covid en 2020/2021
36 nouvelles maladies infectieuses depuis 2003
+ 35 millions de morts
du sida depuis 1980
Un risque pandémique croissant
Le changement climatique, l’augmentation des déplacements, et l’évolution des pathogènes augmentent la probabilité d’apparition de nouvelles maladies. Il est crucial de maintenir une vigilance constante, d’investir dans la recherche et de renforcer les systèmes de santé pour détecter et répondre rapidement aux menaces potentielles.

« Les facteurs que nous connaissons comme étant des variables de la mécanique d’apparition et de diffusion des maladies émergentes sont stables et connus. Leur évolution en tendance est parfaitement décrite par les spécialistes des disciplines concernées. C’est donc sur ces facteurs qu’il est possible d’intervenir pour anticiper des évènements dont le déroulement nous échappe maintenant et qui se manifesteront nécessairement un jour ou l’autre sans prévenir. Il sera alors trop tard pour faire ce qui aurait pu être fait avant ! »
Rapport d’information au Sénat de Mme Keller pour la délégation à la prospective.
Veille épidémiologique – COREB
L’équipe d’ID Cluster s’appuie sur la veille épidémiologique assurée par la mission nationale COREB (Coordination Opérationnelle du Risque Épidémique et Biologique).
Créée en 2015, la COREB a pour mission d’animer le réseau national des Établissements de Santé de Référence (ESR), dédiés à la prise en charge des patients présentant un risque épidémique ou biologique (REB).
Dans ce cadre, elle diffuse régulièrement une sélection d’alertes REB, issues de sa veille épidémiologique, afin de renforcer la vigilance et la préparation du système de santé face aux menaces infectieuses émergentes.
La résistance aux anti-microbiens
Qu’est-ce que la résistance aux antimicrobiens ?
Les antimicrobiens (comme les antibiotiques, antifongiques, antiviraux, antiparasitaires) sont des médicaments utilisés pour traiter les infections causées par des micro-organismes (bactéries, virus, champignons, parasites). La résistance aux antimicrobiens, ou antibiorésistance, est le phénomène par lequel des bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques.
Cela signifie que les médicaments deviennent inefficaces, car les agents infectieux ont développé des mécanismes pour leur échapper (mutation, production d’enzymes de destruction, modification de la cible, etc.).
Elle ne concerne pas le corps humain qui deviendrait « résistant » aux antibiotiques, mais bien les bactéries elles-mêmes qui évoluent pour échapper à l’action des médicaments.
1,3 million
de morts en 2019
1ère cause de mortalité
mondiale en 2050
10 millions
de morts d’ici 2050
100 00 milliards $ de coût total d’ici 2050
Une menace pour la santé mondiale
La résistance aux antimicrobiens (antimicrobial resistance ou AMR en anglais) est un enjeu majeur de santé publique mondial. L’OMS considère la résistance aux antimicrobiens comme une des 10 principales menaces pour la santé mondiale. Elle pourrait devenir la première cause de décès dans le monde d’ici 2050 si rien n’est fait, avec une estimation de 10 millions de morts/an.
Mais il ne s’agit pas d’une menace abstraite ni réservée aux hôpitaux ou pays en développement. Elle nous concerne tous, dès aujourd’hui. Sans action coordonnée, elle pourrait remettre en cause des décennies de progrès médical, et des infections auparavant faciles à traiter pourraient à nouveau devenir mortelles.

« À moins que les nombreux acteurs concernés agissent d’urgence et de manière coordonnée, le monde s’achemine vers une ère post-antibiotiques où des infections courantes et des blessures mineures qui ont été soignées depuis des décennies pourraient à nouveau tuer. »
Dr Keiji Fukuda, Sous-Directeur général de l’OMS pour la sécurité sanitaire
