ICARRE porté par WEEZION

Le sepsis est une réaction de l’organisme à une infection qui touche 49 millions de personnes dans le monde chaque année. En Europe, 3,4 millions de cas sont signalés chaque année, dont 40 % chez les enfants de moins de 5 ans, causant 680 000 décès. Le sepsis est causé par des infections essentiellement bactériennes (80-85%) ou fongiques (10-15%). 

L’approche thérapeutique actuelle consiste à administrer un traitement antibiotique empirique, à large spectre et à forte dose, sans attendre les résultats des analyses, car on estime que la probabilité de survie diminue de 7,5 % pour chaque heure de retard d’un traitement anti-infectieux efficace. Or le délai actuel pour obtenir les informations d’identification du pathogène et sa résistance éventuelle aux antibiotiques excède 12 à 24 heures. 

Ce traitement probabiliste se révèle inefficace dans 35% des cas, et présente des effets secondaires importants pour les patients survivants :  plus de 60% d’entre eux sont atteints de syndromes post-sepsis (PSS) : infections répétées, dysfonctions d’organes, diminution des fonctions cognitives, dépression…

Cet usage non optimisé des antimicrobiens a contribué à la sélection de bactéries (multi) résistantes et à leur diffusion chez l’Homme, les animaux d’élevage et dans l’environnement.

La lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM), est devenue une priorité de l’OMS depuis 2017 en raison d’un risque d’émergence de nouvelles pandémies.

Le projet ICARRE, porté par la startup Weezion, les Hospices Civils de Lyon et l’Université Claude Bernard Lyon 1, vise à développer et à amener jusqu’à sa phase de tests cliniques une solution de diagnostic rapide des infections bactériennes et fongiques responsables de sepsis, et de leur résistance aux antimicrobiens.

A travers le développement de Weezion DX, 1er diagnostic rapide, tout en un et 100% automatisé, le projet ICARRE a pour ambition de : 

– permettre de délivrer un diagnostic en 60-90 min, comprenant à la fois l’identification des pathogènes couvrant plus de 98% de l’épidémiologie, la détection large des mécanismes de résistance aux antimicrobiens pour plus de 98% des mécanismes de résistance des molécules de première intention, la catégorisation S/R (sensible ou résistant) du pathogène avec une prédiction de la CMI (Concentration Minimale Inhibitrice), le tout à un coût concurrentiel inférieur à 50€ par test, déployable sur hémocultures pour les bactériémies et fongémies, et sur isolats pour les autres localisations infectieuses. 

– améliorer la prise en charge des patients en introduisant plus rapidement le traitement approprié : désescalader (réduction des Syndromes Post-Sepsis, des coûts d’hospitalisation et lutte contre la résistance aux antimicrobiens) ou escalader (traitement efficace augmentant le taux de survie des patients). 

– participer à mettre en place un outil intégré de surveillance épidémiologique de la résistance pour anticiper l’émergence de nouvelles pandémies.

L’économie induite par l’utilisation en routine de Weezion DX permettra, d’après les publications scientifiques, de réduire de 20% les durées d’hospitalisation et de 25% les PSS, ce qui permettra une économie de 2 milliards d’euros par an au seul système de santé français.

Le projet s’appuie sur un long et fructueux historique de collaboration entre les trois partenaires. Ceux-ci bénéficieront de l’accompagnement d’Infection Disease Cluster pour accélérer la mise sur le marché de Weezion DX et son déploiement au sein des plateformes hospitalières, à l’échelle française, européenne et mondiale.